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Calendrier annuel 2018
Franceville
Vue panoramique
Un calendrier est un système de repérage des dates en fonction du temps. Un tel système a été inventé par les hommes pour diviser et organiser le temps sur de longues durées. L'observation des phénomènes périodiques du milieu où ils vivaient - comme le déplacement quotidien de l'ombre, le retour des saisons ou le cycle lunaire - ont servi de premières références pour organiser la vie agricole, sociale et religieuse des sociétés. 
 
Le calendrier utilisé aujourd'hui dans la majeure partie du monde est le calendrier grégorien.
Paysage Parc Naturel
Le mot « calendrier » provient du latin calendarium (« livre de compte ») qui lui-même dérive de calendae (« calendes »), signifiant « qui sont appelées », du verbe calare (« appeler »). 
 
Le mois romain est divisé en trois périodes à l'intérieur desquelles on compte les jours jusqu'au début de la période suivante : 
 
les calendes qui commencent au début de la Nouvelle lune ; 
les nones qui débutent le cinquième ou septième jour du mois ; 
les ides qui démarrent le jour de la Pleine Lune soit le treizième ou le quinzième du mois. 
 
Le jour des calendes, les pontifes annonçaient la date des fêtes mobiles du mois suivant et les débiteurs dont les échéances étaient indiquées dans les calendaria (« livres de comptes ») à la date concernée devaient payer leurs dettes.
Franceville Merville
vue panoramique
Paysage
Les calendriers historiques sont fondés sur des unités naturelles de durée définies par des phénomènes astronomiques observables.Dans toutes les civilisations, l’alternance du jour et de la nuit semble avoir été l’unité fondamentale du repérage de l'écoulement de l'année. Celle-ci étant due à la rotation de la Terre, le changement du jour n’est pas simultané d’un point à l’autre du globe terrestre. 
 
Le repère de passage d'un jour à l'autre est d'ailleurs une notion arbitraire qui a différé selon les civilisations : la journée peut être mesurée de midi à midi, de minuit à minuit dans le calendrier romain, à partir du coucher du Soleil comme dans les calendriers hébreu, musulman et chinois, ou à partir du lever du Soleil, ce que firent Chaldéens, Égyptiens, Perses et Syriens1. 
 
Par convention, le jour est la plus petite unité du calendrier
Les phases de la Lune étant simples à observer, elles ont fourni un moyen commode de mesure du temps. On utilisait les lunaisons pour compter les temps supérieurs à quelques jours. Dans les civilisations fondées sur la cueillette, comme les Indiens d'Amazonie, qui n'avaient pas besoin de prévoir le rythme des saisons pour des travaux agricoles, la lunaison est longtemps restée après le jour l’unité fondamentale de mesure du tempss 1. 
 
Le cycle lunaire n'est pas très régulier : il peut varier de 29 jours et 6 heures à 29 jours et 20 heuress 2. 
 
Mais les différentes phases de la Lune présentent l'avantage de savoir à quel moment du cycle on en est par la simple observation des croissants de Lune. Le temps d'une lunaison pourrait être mesuré entre deux Pleines Lunes ; habituellement il l'est plutôt entre deux Nouvelles Luness 3. 
 
Le début peut être déterminé par l'observation, ou par le calcul, ou encore fixé arbitrairement à 29 ou 30 jours. 
 
Dans le calendrier musulman moderne, le début du mois dépend de l'observation du nouveau croissant de Lune : la date de début du mois de ramadan, par exemple, peut être différente dans des pays pourtant limitrophes.
Marquant les saisons, la révolution de la Terre autour du Soleil, c'est-à-dire l'année tropique, semble avoir pris de l’importance avec le développement de l’agriculture. Ce cycle est d’une durée relativement longue et son écoulement est loin d'être aussi facile à repérer que celui du cycle lunaire. 
 
Déterminer la date de phénomènes comme les solstices en observant l’allongement des ombres n'est pas simples 4. Les mégalithes des sites de Nabta Playa ou Stonehenge témoignent de pratiques très anciennes mettant en évidence les solsticess 5 ; selon certaines théories, ces cercles de pierres, ainsi que les formes des temples aztèques et mayas pourraient avoir servi à mesurer les années. 
 
Cette observation fut complétée de celle du trajet apparent du Soleil par rapport aux constellations du zodiaque, le disque de Nebra en est un exemple de l'âge du Bronze3. 
 
Le calendrier égyptien, premier calendrier fondé sur l’année solaire, était axé sur les fluctuations annuelles du Nil, mais faisait cependant appel à l'astronomie. La montée des eaux intervenait peu de temps après le lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius) dans le ciel égyptien. Sirius est une étoile double particulièrement brillante ; à l'époque où fut créé le calendrier égyptien Sirius B était une géante rouges 6. La réapparition de l'étoile, après qu'elle eut été masquée 70 jours par la lumière du Soleils 7 constituait un spectacle visible à l'œil nu et un repère notable marquant le retour de la saison de la crue. 
Observatoire de Gaocheng. 
 
Dans une grande partie des calendriers, il y a quatre saisons : le printemps, l'été, l'automne, et l'hiver. Ces saisons ne sont pas toujours placées de la même façon dans le cours de l'année, et si, par exemple, les Chinois ou les Celtes ont mis l'été de mai à juillet du calendrier grégorien, le solstice d'été, jour le plus long étant à peu près en son milieu, dans le calendrier moderne français, l'été commence avec le solstice d'été.
Les phénomènes astronomiques présentés plus haut étant indépendants, les unités qu’ils définissent ne sont pas commensurables : leur rapport n’est pas un nombre entier. 
 
À notre époque, une année vaut 365,242201 jours. 
La durée moyenne d’une lunaison est de 29 jours 12 heures 44 minutes et 2,8 secondes (29,53 jours). 
Une année solaire comporte 12,36827 lunaisons. 
 
Face à cette difficulté, les peuples ont choisi soit de laisser le calendrier se désynchroniser soit de le recaler empiriquement sur les phénomènes célestes, quitte à perdre la continuité des jours. On dit alors qu’un calendrier est plutôt arithmétique ou plutôt astronomique. 
 
La plupart des calendriers sont lunaire ou solaire selon qu’ils privilégient le mois fondé sur les cycles de la lune, ou l’année fondée sur les saisons c'est-à-dire sur la période de révolution autour du Soleil. 
Calendrier lunaire 
Article détaillé : Calendrier lunaire. 
 
Un calendrier lunaire ne tient pas compte de l'année solaire, mais se cale uniquement sur les phases de la Lune. Aussi, les différents mois ne sont pas caractérisés par une saison, mais les parcourent toutes au cours d'un cycle. 
 
La durée moyenne d’un mois doit s’approcher de celle d’une lunaison : 29,5305882 jours4. 
 
Le premier calendrier romain était un calendrier lunaire. Son année aurait compté 295 jours, et fidèle au système décimal, il comportait 10 mois de 29 ou 30 jourss 8. D'après Macrobe, un pontife mineur observait la Nouvelle lune pour indiquer le commencement du nouveau mois. Le roi Numa aurait réformé ce calendrier pour y ajouter 2 mois — janvier et février — et passer ainsi à une année de 355 jours. Pour les Romains les chiffres pairs portaient malheur, les mois comptèrent donc 29 ou 31 jours, sauf février, mois des morts, qui en comptait 28s 9. 
 
De nos jours, le principal calendrier lunaire encore utilisé est le calendrier musulman ; il fut établi par Mahomet. Il comporte 12 mois lunaires, l'usage d'un 13e mois intercalaire tel que ceux des calendriers luni-solaires est interdit par le Corans 10. 
 
En faisant alterner des mois de trente et de vingt-neuf jours, une année lunaire ordinaire de 12 mois compte 354 jours. La durée d'une lunaison étant un peu supérieure à 29,5 jours, il est nécessaire d'intercaler un jour supplémentaire environ tous les 30 mois. Dans ce calendrier, les années de 355 jours sont dites « années abondantes »
Calendrier luni-solaire 
Article détaillé : Calendrier luni-solaire. 
 
Certains calendriers tiennent compte à la fois du cycle de la Lune et de celui du Soleil. Il s’agit de calendriers lunaires qui sont ajustés à l’année solaire à l’aide de mois intercalaires : l'année comporte en général douze mois lunaires, et un treizième quand cela s'avère nécessaire pour éviter un décalage des saisons. 
 
Cette intercalation d'un mois supplémentaire, souvent par le redoublement d'un mois, fut déterminée par différentes méthodes. Certaines étaient fondées sur l'observation : une inscription chaldéenne indique que le lever héliaque du Bélier doit s'effectuer au mois de Nissanu. Si ce n'était pas le cas, le redoublement du mois s'imposaits 5. Pour le calendrier hébreu, la Bible indique que Pessah doit avoir lieu quand l'orge est bon à couper. Comme cette fête est fixée au 15 Nisan, le mois précédent, Adar, était redoublé en Veadar en fonction du murissement des épiss 5. Mais l’harmonisation restait très imparfaite. 
 
Aux environs de -432, l'astronome grec Méton observa qu'au bout de 19 ans, les mêmes dates de l'année tropique correspondent avec les mêmes phases de la Lune. L'astronome chaldéen Kidinnu fit la même observation vers -380, mais des écrits cunéiformes semblent indiquer que ce cycle était déjà connu en Mésopotamie dès le VIe siècle av. J.-C. et était utilisé pour prédire les éclipses. Il détermina un cycle de 19 années où les années de rang 3, 6, 8, 11, 14, 17 et 19 sont les années de treize mois. 
 
Le calendrier hébraïque moderne, traditionnellement attribué à Hillel II au IVe siècle, est fixé par calcul et non plus d'après l'observation des phases lunaires. Il se fonde sur le cycle métonique : 19 années correspondent à deux cent trente-cinq mois. Sur un cycle de dix-neuf ans ce calendrier définit donc sept années de treize mois et douze de douze mois. 
Calendrier solaire 
Article détaillé : Calendrier solaire. 
 
Dans les calendriers solaires, tels que le calendrier grégorien, les mois ne sont pas synchronisés avec la révolution lunaire. Le nombre de jours dans un mois est fixé de façon arbitraire, mais la durée de l’année doit être proche de celle de l'année tropique, soit d’environ 365,242201 jours. 
 
Le calendrier égyptien, puis le calendrier julien et enfin le calendrier grégorien sont de bons exemples des efforts successifs qui ont été faits pour arriver à synchroniser l’année avec le cycle de la Terre autour du Soleil. 
 
Le calendrier égyptien est le premier calendrier solaire connu. Il était fondé sur une « année vague » de 365 jours qui comportait 12 mois de 30 jours et 5 jours dit épagomèness 11. Il était au départ fondé sur le lever héliaque de l'étoile Sirius, qui marquait à quelques jours près le début de la crue du Nil. Quand les Égyptiens constatèrent que le début de l'année calculé se décalait par rapport à ce repère, ils choisirent de le laisser dériver. Le nouvel an coïncida de nouveau avec le lever héliaque de Sirius au terme d'un cycle de 1461 années vagues, nommé période sothiaque. Ce calendrier fut utilisé pendant près de 4500 anss 12. 
 
Le calendrier julien fut introduit par César en -45, pour mettre fin à certains abus des pontifes chargés d'annoncer les mois intercalairess 13. Il fut établi après consultation de l'astronome Sosigènes 14 avec comme référence l'équinoxe de printemps, fixée au 25 mars. Une année commune comptait 365 jours divisés en 12 mois, et un jour intercalaire était ajouté tous les 4 ans, lors des années bissextiles. 
 
L'année de 365,25 jours de ce calendrier julien était une bonne approximation, mais légèrement excédentaire de 3 jours tous les 4 siècless 15. En 325, lors du concile de Nicée qui établit la date de Pâques en fonction de l'équinoxe de printemps, celle-ci avait lieu le 21 mars. Au XVIe siècle, ce décalage atteignait une dizaine de jours. 
 
L'astronome Luigi Lilio conçut un projet de réforme du calendrier ; il fut promulgué en 1582 par le pape Grégoire XIII, ce qui lui donna son nom de calendrier grégoriens 15. 
 
Même notre calendrier actuel présente toujours une légère désynchronisation de l’année, évaluée à quelques jours (3 jours) sur 10 000 ans. Il est aujourd’hui considéré illusoire de vouloir encore améliorer l’ajustement grégorien. 
 
Le calendrier badi, utilisé dans le bahaïsme a par contre abandonné toute référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours (soit 361 jours). Les 4 ou 5 jours supplémentaires nécessaires pour compléter une année sont intercalés entre le 18e et le 19e mois, et sont nommés les « jours intercalaires ».